Roberto Serri

Et si les ERP étaient des avions...

Et si les ERP étaient des avions...

...Ou plutôt : et si on faisait un parallèle entre les progiciels ERP et les avions? Une question que je reçois souvent de clients ou de clients potentiels concerne justement la différence entre les différents progiciels ERP. à l'époque où j'ai eu mes premiers contacts avec un système ERP, j'ai eu la chance de travailler avec un consultant senior qui devint ensuite mon tuteur. Or ce gentil monsieur avait justement l'habitude de comparer les systèmes ERP aux avions! Je ne saisissais pas l'analogie à l'époque mais aujourd'hui, avec un peu de recul, je comprends tout à fait.

Même si la raison d'être des avions est de voler, il y a différents types d'avions pour différentes situations, chacune avec leurs particularités propres. Prenons par exemple Ross ERP, qui est un ERP manufacturier dont la popularité était à son plus fort lors de la dernière décennie, et Microsoft Dynamics NAV, qui ne nécessite aucune introduction.

On pourrait comparer Ross à un Boeing 747:

Capable de transporter beaucoup de gens et/ou de cargo sur de très grande distance, et malgré son poids, possède une bonne vitesse de croisière. Il faut tout de même considérer que, exception faite de l'équipage de cabine, l'appareil nécessite plusieurs personnes pour l'opérer : pilote, copilote, ingénieur et une équipe de maintien au sol, parce qu'un avion commercial au vol est une perte nette.

On pourrait comparer Dynamics NAV à un Boeing 787 Dreamliner:

Plus petit que le 747, le Dreamliner est plus rapide, agile, et surtout, utilise des pistes plus courtes, ce qui lui permet d'aller à des aéroports inaccessible pour le 747. Aussi, il n'y a que deux pilotes, une équipe de cabine réduite, en plus d'une équipe de maintenance au sol plus petite.

Comme vous pouvez le constater, deux systèmes différents possédant chacun leur force, chacun leur rôle. Mon tuteur finissait toujours son analogie avec la phrase suivante: on peut toujours faire décoller un avion (ERP) mais le plus important, c'est de savoir atterrir... Autrement dit, on ne peut pas faire atterrir un 747 sur une piste trop petite. Visualiser si les compagnies aériennes utilisaient des 747 pour faire la liaison entre Montréal et les destinations soleil. La plupart des aéroports ne seraient pas en mesure de recevoir ce gros avion, en plus de voyagé pratiquement vide. Ou, à l'inverse, les 787 étaient utilisés pour les traversées transatlantiques. Le prix des billets serait le double ou le triple pour compenser le nombre de billets réduit.

Et là est la force de l'expertise de CDT Solution... mais ça, c'est pour une autre fois.

Roberto